Publié par : darksysy | 4 février 2012

Froid sur le bois de Vincennes

Ce week-end, de la neige tombera peut-être en région parisienne. Les autorités ont pris les devants et ont littéralement tapissé les rues de sel. La mécanique du vélo souffre, mais aujourd’hui j’ai juste fait le trajet jusque chez le réparateur. Après plus de 12000km quelques pièces de la transmission montrent de sérieux signes d’usure.

Sur le trajet, il faisait tellement beau que je n’ai pu m’empêcher de faire des zig-zags pour admirer les lacs gelés du bois de Vincennes. C’est un spectacle suffisamment rare, qui ne dure que quelques jours par an, ce serait dommage de le snober.

D’abord je suis passé sur les bords de Marne, et hormis un léger givre sur les pontons, aucune trace du froid. La puissance du courant empêche la glace de se former.

Sur les lacs du bois de Vincennes par contre, j’ai pu voir la glace apparaître tout au long de la semaine et recouvrir progressivement la quasi-totalité de l’eau.

Le lac de Gravelle, celui le plus en amont qui sert à l’alimentation de tous les autres, est tout juste entièrement pris dans la glace. Il n’y a pas d’oiseaux dessus, il faut dire que la vie est plus facile sur les autres lacs, plus proches de Paris et donc plus fréquentés par les badauds qui les nourrissent.

Lac de Gravelle

Lac de Gravelle

Les ruisseaux complètement artificiels qui partent de ce lac en traversant le bois laissent la glace sculpter des formes dans les rapides en béton.

Ruisseau du Bois de Vincennes

C’était l’époque où on pensait que le béton était un matériaux qui pouvait formidablement imiter la nature. C’est à l’omniprésence du béton qu’on reconnaît les parcs et jardins aménagés sous le Second Empire, le paroxysme étant pour moi le parc des Buttes-Chaumont.

Au plus près de Paris, le lac Daumesnil est le plus beau des plans d’eau du bois. Au sud de celui-ci s’élève le temple bouddhique, un des rares vestige de l’exposition coloniale de 1931 qui a été restauré et a retrouvé un usage.

Lac Daumesnil

Sur l’île de Reuilly, un kiosque et une grotte sont là encore tout en béton.

Grotte de l'île de Reuilly

Sur le lac, les canards et bernaches sont très nombreux. Les bernaches sont les plus amusantes, elles déambulent sur la glace en glissant à chaque pas.

Du simple fait de m’être arrêté pour prendre des photos, les gens m’ont posé des questions sur ces volatiles, au moins je leur aurais appris que ce ne sont pas des oies, mais bien des bernaches du Canada.

Bernaches sur le lac Daumesnil

Les autres espèces, principalement des colverts et des cygnes, se concentrent à proximité des rares zones d’eau libre.

Bernaches et canards

Sur le lac de St-Mandé, il n’y a qu’une toute petite zone sans glace, près de l’arrivée d’eau dans le lac. Les cygnes, colverts et foulques s’y concentrent, ainsi que les passants, plus ou moins équipés pour l’ornithologie. Le reste du lac est blanc.

Lac de St-Mandé

Les passants ont jeté de nombreuses branches et cailloux pour éprouver la solidité de la glace et il y a même quelques traces de pas. C’est bien dommage que l’homme ne puisse s’empêcher de salir ces paysages éphémères.

Je suis également passé par le château de Vincennes. Malgré la grâce de son donjon, il est généralement boudé par les touristes. J’aime bien en traverser la cour, même s’il faut tenir le vélo à la main. En même temps je ne regrette pas cet état de fait, les pavés sont très inconfortables quand on roule dessus.

Donjon du château de Vincennes

Sainte-Chapelle du château de Vincennes

J’ai pu déposer mon vélo et me voila donc redevenu piéton pour quelques jours, à savourer la lenteur de la marche et les horaires des transports en commun.

Quoiqu’il me reste le vélo pliant ;)

Publié par : darksysy | 2 février 2012

À vélo en toutes saisons

Froid devant !

Ce billet m’a été suggéré par un ami. “Pourquoi tu ne dis pas sur ton blog que tu viens toujours travailler à vélo en ce moment alors qu’il fait un froid de canard ?”

C’est vrai, il fait autour de -4°C, en proche banlieue parisienne, le matin cette semaine, et dans la journée ça ne dépasse pas le 0°C. Mais ce n’est pas un obstacle pour avaler les 11km qui me séparent du bureau. À dire vrai je transpire même encore un peu.

Il y a 3 ans peut-être j’aurais moi aussi considéré ça comme un exploit et n’aurais probablement croisé personne sur mes trajets. Mais en ce moment je croise toujours une dizaine de cyclistes le matin, pas découragés par la rigueur des températures. Et les arceaux sur mon lieu de travail ne désemplissent pas. C’est une preuve selon moi que l’utilisation du vélo comme moyen de transport a franchi un pas important. Ce n’est plus cantonné aux beaux jours.

J’ai l’air d’un vieux de la vieille, cycliste de toujours, parce que la plupart des articles sur ce blog ne parlent que de ça. Enfin des weekends et vacances surtout, c’est pour ça qu’aujourd’hui pour changer je disserte sur le train-train vélo-vélo quotidien.

——

Depuis mon arrivée en région parisienne, il y a déjà 8 ans, j’ai surtout utilisé le métro et le RER pour me déplacer. Et j’ai beaucoup marché, arpenté Paris en long en large et en travers ce qui fait que maintenant je me repère très bien dans cette ville. Habitant d’abord intra-muros, les distances n’étaient jamais bien longues.

Et puis pour avoir un logement un peu plus spacieux (euphémisme par rapport au clapier dans lequel je vivais) j’ai déménagé en banlieue, dans un petit centre-ville sympathique. C’est direct en RER pour aller travailler, à peine 30 minutes porte-à-porte. Pas de problème, ce n’est pas plus long que ce que je faisais en métro en habitant pourtant bien plus loin.

Le problème de cette localisation n’est apparu que les jours de grèves. Des retards j’étais habitué, mais une grève vraiment totale ça ne m’a bloqué qu’en octobre 2007. Une semaine où j’ai finalement vécu chez un collègue parce qu’il me fallait autant de temps pour aller travailler en bus qu’à pieds. Un autre fort mouvement social était prévu quelques semaines plus tard. Entre temps j’ai profité d’un aller-retour chez mes parents pour récupérer mon VTT d’adolescent qui sommeillait dans la grange. Et me voila donc équipé d’un vélo pour les cas où.

Avant octobre 2007, je n’étais donc jamais monté sur un vélo à Paris, j’étais même plutôt anti-vélib’ (ils ont été installés en juillet 2007) avant tout parce que j’y voyais surtout un peu plus d’invasion publicitaire en ville. Et même avant je n’aimais pas particulièrement le vélo, j’en ai fait enfant et ado “comme tout le monde” et parce qu’on vivait à la campagne, point.

Ce vélo que j’ai ramené au cas où, a commencé par me servir une fois par semaine, puis 2, puis la plupart du temps. La pratique du vélo en ville était totalement différente de ma conception du vélo, tout d’un coup ça devenait utile. Ce n’était pas pour aller faire une balade, c’était pour aller d’un point à un autre: aller au travail, aller au cinéma … Et j’ai retrouvé ce que me permettait la marche à pieds dans Paris, mais plus en banlieue à cause des distances plus grandes: une possibilité d’exploration immense. Dans ma nouvelle ville je ne connaissais que les abords immédiat de mon domicile et de la gare RER. Maintenant je la connais entièrement presque par cœur ainsi que la plupart des villes voisines.

Une fois que j’ai pris goût à ces déplacements quotidiens, les envies de weekend, de distances plus longues sont venues progressivement. La première “grosse” journée de vélo c’était en avril 2009, pour revenir de chez mes cousins dans les Yvelines le trajet faisait environ 80km, majoritairement en ville. Puis en juin il y a eu les médiévales de Provins (un des premiers articles du blog) et ça c’est enchaîné tout l’été après ça. Les seules vraies vacances à vélo ont eu lieu en août 2010 avec 2000km d’une boucle qui m’a mené jusqu’au Lac de Constance.

Début 2010 j’ai acheté 2 vélos neufs et revendu l’ancien. Ce n’est qu’en novembre 2010 que j’ai définitivement suspendu mon abonnement RATP. Vu la saison on m’a traité de fou et dit que j’allais reprendre un abonnement rapidement dans l’hiver. Ce fut vrai. J’ai repris 2 semaines d’abonnement quand la neige s’est installé un peu. Mas la neige à Paris ça ne dure jamais.

Depuis 2010 donc, je suis vélotaffeur à plein temps. Comme on dit dans le milieu. Parce qu’à force de pratiquer le cyclisme au quotidien, on se met à connaître le milieu, les associations, les autres cyclistes qu’on croise sur les trajets, les forums et blogs pour partager itinéraires sympas ou conseils sur comment ne pas perdre ses orteils en hiver. Et force est de constater que le milieu grandit.

Et aussi que c’est de plus en plus facile de se déplacer à vélo en ville. En quelques années Paris s’est métamorphosé. Il faut rendre à vélib’ ce qui appartient à vélib’, le développement des aménagements cyclables a suivi celui du réseau de location. Les sens-interdits s’effacent peu-à-peu, les pistes et bandes cyclables apparaissent sur les axes les plus chargés… On parle même de fermer définitivement les voies sur berge à la circulation automobile, bref la voiture est foutue dehors et c’est tant mieux. J’étais convaincu bien avant de me mettre au vélo, que les voitures ont bien trop de place dans notre société, compte tenu de toutes leurs nuisances.

——

Voila tout ça pour dire qu’on ne se met pas du jour au lendemain à aller travailler à vélo par des températures négatives.  Mais on y prend goût très vite quand même. Il y a 5 ans seulement je n’aurais jamais imaginé que mon mode de vie change à ce point. Je me serais toujours imaginé dans le métro-boulot-dodo quotidien. Et bien j’ai échappé à une des composantes au moins !

S’il se met à neiger dans les prochains jours et que ça devient glissant, je reprendrais le RER pendant quelques jours. Enfin c’est surtout par crainte d’abîmer ma monture alors qu’un petit voyage à vélo se profile tout proche. Au sud ce voyage ! Je n’apprécie pas les températures négatives à ce point là !

Illustration : Mikael Colville-Andersen – copenhagenize.com

Publié par : darksysy | 4 janvier 2012

Rétrospective 2011

2011 a été une année plutôt riche en rebondissements et en voyages inattendus et planifiés à la dernière minute, aussi bien personnels que professionnels. Voila la liste des pays que j’ai visité.

I. Pays

1. Royaume-Uni

Londres - Angleterre

Au mois de janvier j’ai travaillé une semaine à Cambridge, ville que j’ai beaucoup appréciée, puis j’ai passé un weekend à Londres.

2. Malte

Gozo

Complètement hors-saison, cette semaine à Malte constituait les premières vacances de l’année, les plus historiques.

3. Madagascar

Madagascar

Deuxième “mission” de l’année, une semaine de travail et un trop court weekend pour visiter un pays qu’il faudrait des mois pour découvrir.

4. Qatar

Doha - Qatar

La destination bling-bling de l’année, la plus torride aussi, au sens propre, a fait l’objet de 2 voyages.

5. Allemagne

Alexanderplatz - Berlin

24h dans la capitale allemande pour débuter les grandes vacances. Puis quelques jours plus tard, au retour, des arrêts éclairs à Munich et Stuttgart.

6. Pologne

Tatras - Pologne

Après un passage par l’ancienne capitale Cracovie, quelques jours de randonnée itinérante dans le massif des Tatras jusqu’à son point culminant. Cette randonnée a sans doute constitué le point d’orgue de l’année, question voyages et paysages.

7. Slovaquie

Spis - Slovaquie

Fin de la randonnée, quelques visites de châteaux et de Bratislava avant de quitter le pays.

8. Autriche

Schönbrunn - Autriche

Des jardins de Schönbrunn aux rives du Danube, un petit aperçu de Vienne.

9. Belgique

Belgique

4h pour traverser l’extrême sud du pays, la haute vallée de la Semois, dans la grisaille en plus. Ça mérite à peine que je le mentionne.

10. Luxembourg

Luxembourg

Destination d’un petit voyage à vélo, la capitale du Grand Duché était parée de ses plus belles couleurs d’automne.

11. Suisse

Le Mont-Blanc vu du Mont Racine

Le temps d’une excursion en raquettes au dessus du lac de Neuchâtel. C’était fin décembre.


Le précédent record personnel, établi l’année dernière, est donc battu et c’était vraiment contre toute attente lorsque l’année à commencé.

Un autre record probablement battu, bien que je n’ai pas de point de comparaison possible avec les années antérieures, est celui du nombre de kilomètres parcourus à vélo. La barre des 8000 km est franchie, dont 7500 sur le seul Fahrrad et au moins 600 sur le Dahon. De quoi faire une deuxième liste, celle des régions traversées cette année.

II. Régions

1. Île-de-France

Moret-sur-Loing

Merci Captain Obvious, résidant dans cette région, c’était difficile de ne pas y traîner mes roues !

2. Rhône-Alpes

Pont-en-Royans

À Grenoble et dans la Drôme des collines en Avril. Puis plus tard en mai, dans le nord de l’Ain entre Mâcon et la Franche-Comté.

3. Midi-Pyrénées

Toulouse

Le long du canal du midi à Pâques, en partant de Toulouse.

4. Languedoc-Roussillon

Toujours le long du canal du midi, en passant par Carcassonne, Narbonne, Béziers et Sète.

5. Bourgogne

Mâcon

Via Cluny et Mâcon pour une randonnée “familiale” sur une voie verte renommée (dans le milieu !) au mois de mai.

6. Franche-Comté

Lac de Narlay

A travers le Jura et le Haut-Doubs en mai, dans la continuité de l’excursion bourguignonne.

7. Haute-Normandie

Falaise du Tréport

D’abord sur la route de Rouen en août, puis sur la côte d’Albâtre dans son intégralité en octobre. Les falaises les plus dramatiques de l’année !

8. Picardie

Laon

Jusqu’à Laon pendant les journées du patrimoine. La plus longue journée que j’ai jamais faite à vélo : 175km.

9. Champagne-Ardennes

Asfeld

Via Reims et Charleville, à travers la montagne de Reims, le Porcien et les Ardennes, sur la route du Luxembourg en octobre.

10. Centre

Château de Frazé

En partant de Chartres vers l’Ouest en novembre.

11. Basse-Normandie

Mont-Saint-Michel

Dans l’Orne et la Manche, jusqu’au Mont-Saint-Michel.

12. Pays-de-la-Loire

Perseigne

En franchissant par endroit la frontière des Pays-de-la-Loire, via Mamers, la forêt de Perseigne et le Mont des Avaloirs.

13. Bretagne

Avec une étape dans les environs de Fougères, dont je n’ai même pas une photo potable, le château était pourtant splendide de nuit.


J’espère que cette année sera aussi pleine de surprises.

Très bonne année 2012 !

Publié par : darksysy | 18 décembre 2011

Blandy-les-Tours

Même si Décembre n’est pas vraiment propice aux balades à vélo, j’avais promis un petite échappée autour de Paris à un autre cyclo-voyageur rencontré cet été dans le train en revenant de Rouen. Devant une météo aléatoire, nous avons remis à des jours meilleurs nos envies de destinations plus lointaines (tout est relatif, on parlait de la forêt de Compiègne), et nous sommes contentés du plateau briard.

La Brie est une région quelconque. Pour l’avoir sillonné à maintes reprises, je lui trouve peu d’attraits. Il y a bien quelques jolis villages, châteaux et forêts, mais il faut les chercher. Sans égaler la Beauce, c’est désespérément plat, et les villages, pour être encore dans l’agglomération parisienne, ont perdu leur âme dans des lotissements tous semblables, dont la superficie dépasse largement celle des centres anciens. Les quelques bourgs d’importance se sont encadrés de boite à chaussures pour parfaire cet urbanisme à la française dans ce qu’il a de plus laid. Mais plus on s’éloigne de Paris, plus ces travers s’estompent, une fois à plus de 50km la région est beaucoup plus sympathique.

Les grands axes sont nombreux, permettant des vitesses déraisonnables et propulsant la Seine-et-Marne dans le peloton de tête des départements les plus meurtriers sur la route. Pour éviter ces axes, il y a bien une voie verte, le chemin des roses, qui part du sud du Val-de-Marne et conduit jusqu’à Yèbles. Soit 18km que nous avons emprunté en totalité, en repeignant complètement les vélos de boue. Cette voie est toujours incomplète, déconnectée de tout réseau cyclable d’envergure. Il y a bien un projet du département du Val-de-Marne qui permettrait de déambuler dans une nature linéaire depuis Créteil, la tégéval (un nom pareil, ça ne s’invente pas), mais les travaux ne commencent que mi-2012 pour une fin en 2016 au mieux. Heureusement qu’à son extrémité la plus éloignée de Paris on trouve déjà plus de petites routes de campagne.

Nous sommes passés par la collégiale de Champeaux, et quelques châteaux privés, tout juste élégants entourés de leurs jardins sans feuilles.

Collégiale Saint-Martin de Champeaux

Château d'Aunoy

Le but de la balade était le château de Blandy-les-Tours, une des trop rares perles de la Brie. Un château plutôt méconnu car il est dans l’ombre de son prestigieux voisin : le château de Vaux-le-Vicomte.

Blandy-les-Tours

Blandy-les-Tours

Blandy-les-Tours

Nous avons pique-niqué dans une atmosphère glaciale, même s’il n’était même pas 14h, près d’une énorme meule, décoration de village assez fréquente dans la région, maintenant que ces pierres n’ont plus d’usage.

Blandy-les-Tours

Vue d'ensemble de Blandy-les-Tours

En gagnant Melun nous nous sommes arrêtés aux grilles de Vaux-le-Vicomte. Des chants de Noël résonnaient dans la grande bâtisse. Une visite en cette saison n’a, à mon avis, pas de sens puisque les jardins sont ici comme à Versailles, un des éléments les plus importants du château.

Vaux-le-Vicomte

Grille de Vaux-le-Vicomte

Un chocolat chaud à Melun nous a donné l’énergie nécessaire pour entamer la descente de la vallée de la Seine. Dans le centre de Melun les hauts-parleurs diffusaient une petite musique et un Monsieur Loyal nous décrivait les devantures des commerçants et les animations à venir pour inaugurer cette période d’achats de noël. Ça donnait une ambiance « fête de la marmotte », comme un sursaut d’honneur pour prouver aux habitants et aux visiteurs de passage qu’il se passe des choses à Melun. Chevallier et Laspalès ne m’en ont jamais fait douter.

La descente de la vallée de la Seine est plutôt agréable, même si la rivière est trop souvent loin de la route.

A la tombée de la nuit nous avons atteint Corbeil-Essonnes et pris un RER vers Paris.

Publié par : darksysy | 28 novembre 2011

Le Charmant Som

Quand on s’est réveillé samedi matin, Grenoble grelottait sous un plafond de nuages. Mais il a suffit de s’élever un peu pour révéler un grand ciel bleu, rendant le froid tout d’un coup beaucoup plus agréable.

Nous sommes partis du Col de la Charmette à l’assaut du Charmant Som dans le massif de la Chartreuse. C’était une courte balade pour profiter de ce weekend à la montagne, et ne pas en garder le seul souvenir de la grisaille et la pollution de l’agglomération grenobloise (une semaine de pic de pollution déjà).

Les dernières montagnes que j’ai vues étaient les Hautes Tatras au mois de juin, il n’y a même pas 6 mois mais ça semblait déjà très long.

La montée à commencé dans la forêt bien à l’ombre.

Forêt

Puis nous avons débouché dans un beau vallon ensoleillé où nous avons enfin ressenti un peu de chaleur.

Vallon

Nous avons pu apercevoir quelques chamois, dont un seul de près.

Chamois

La Grand Sure se développe face à nous, de l’autre côté du col de la Charmette.

La Grande Sure

Sur ce versant du Charmant Som, le balisage n’est plus entretenu, et certains chemins ont quasiment disparus. Il ne reste que quelques pierres pour délimiter celui-ci.

Chemin

Dès la crête atteinte, la vue s’est ouverte sur le monastère de la Grande Chartreuse et le Grand Som, et au loin jusqu’au Mont-Blanc.

Monastère de la Grande Chartreuse et Grand Som

Les Chocards nous ont un peu tenu compagnie pendant le pique-nique, de vrais pigeons des montagnes.

Chocard

Nous n’avons pas croisé beaucoup de monde pendant la montée, mais c’est une véritable petite foule qu’on a retrouvé au sommet, puisque sur le versant sud la randonnée est très courte, à peine 200m de dénivelée, et le panorama particulièrement grandiose dans cette lumière presque hivernale.

Le Mont-Blanc émerge largement derrière les Lances de Malissard.

Le Mont-Blanc derrière les Lances de Malissard

La chaîne de Belledonne était couverte de neige derrière la dent de Crolles, alors que la Chartreuse n’en avait pas un centimètre.

La dent de Crolles devant Belledonne

Au sud le Vercors se détachait à contre-jour alors que Grenoble était toujours sous les nuages.

Le Vercors

Enfin, juste en face, Chamechaude, point culminant du massif, nous dépassait de quelques centaines de mètres.

Chamechaude

La descente s’est effectuée par le sentier balisé, dans le sous-bois jusqu’au parking du col.

D’ailleurs quand on voit tous ces P bleus sur la carte, on en vient à rêver d’un massif moins accessible, où les routes ne nous mènent pas à quelques centaines de mètres des sommets, même si on a bien profité de ce luxe. Avec quelques routes fermées, peut-être que l’appellation « Parc Naturel » prendrait un peu de sens.

Le parcours

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