Premier weekend vraiment automnal de l’année, je n’avais rien de mieux à faire qu’aller vérifier s’il pleut plus en Normandie qu’ailleurs.
Dès l’embarquement dans le train à destination du Havre on nous hèle déjà « Hé : Vous savez qu’il va pleuvoir les gars ?! ». Nous ne le savions que trop bien et étions donc parfaitement équipés… psychologiquement au moins.
Après 2h05 de trajet, nous voila au Havre, capitale du béton. C’est aussi laid que tout ce qu’on a pu m’en dire. Encore plus moche que dans la Fée, vu la semaine précédente et que je recommande au passage. Peut-être que des bâtiments tous gris sur un ciel de la même couleur ça ne ressort pas assez ? Bon je suis prêt à donner une seconde chance à la ville un jour de beau temps.
L’itinéraire que nous suivrons tout le weekend est une véloroute balisée qui longe tout le littoral de la Seine-Maritime. Mais pour sortir du Havre il faut deviner où il faut passer, nous avons mis presqu’une heure entre notre descente du train et la vue du premier panneau de la véloroute sur les hauteurs de Sainte-Adresse.
Une fois sur la bonne route, c’est très facile de suivre les indications. On zigzague de chemin creux en chemin creux, jusqu’à en perdre son sens de l’orientation, la mer n’est pas loin mais on ne la voit que très peu. Jusqu’au Cap d’Antifer le vent est quasiment de face, nous progressons très lentement.
Au cap nous faisons un détour pour voir la mer et les falaises de plus près. Il domine la digue interminable du port pétrolier.
Ensuite une descente bien raide, la seconde du parcours après Bruneval, nous mène à Étretat.
Nous faisons un détour par le centre-ville parce que c’est bien l’endroit de la côte où il faut voir les falaise, et en effet elles sont superbes.
L’itinéraire remonte ensuite sur le plateau en direction des Loges, où nous pique-niquerons près d’une gare de train touristique et vélorail. Mais la véloroute semble vouloir éviter la côte qui enchaîne les montées et les descentes entre le plateau et le niveau de la mer, pas nous ! Nous descendons donc vers Vaucottes dont la remontée nous offre une belle vue sur une falaise effondrée et un rayon de soleil.
La vallée (ou valleuse, je crois qu’on les appelle comme ça ici) suivante est celle d’Yport. Je ne sais pas pourquoi mais je me suis rappelé le programme de français de 1ère, c’est dans ce village que se déroule l’action d’une Vie de Maupassant.
De la plage on voit les falaises jusqu’à Fécamp. Quand j’ai dit que les falaises d’Étretat étaient superbes, c’est en fait toute la côte qui est magnifique.
Et tout naturellement, depuis la plage de Fécamp, on voit les falaises jusqu’à Yport et on devine même l’arche d’Étretat au loin.
De Fécamp nous gravissons la côte la plus longue de la journée jusqu’à la chapelle Notre-Dame du Salut. De là une belle vue sur le port s’offre à nous.
Nous progressons ensuite sur la véloroute, qui évite cette fois de redescendre jusqu’au niveau de la mer, mais dont les pentes sont malgré tout parfois brutales, jusqu’à rejoindre Veulettes-sur-Mer où nous passons la nuit. Il n’y a pas beaucoup de restaurants dans la petite station balnéaire mais celui où nous allons fait salle comble le samedi soir, presque toutes les tables étaient réservées, ce qui nous a beaucoup surpris.
Finalement nous n’avons pas eu une seule goutte de pluie pendant cette première journée et les ondées ne commenceront que dans la nuit. Au réveil il bruine un peu. Le vent nous est franchement favorable et nous pousse de village en village jusqu’à Dieppe pour la pause déjeuner.
Nous mangeons ensuite sur les quais, dans une crêperie au nom de circonstance : « La mouette à vélo », sur fond d’intégrale de Claude François.
Nous enchaînons ensuite sur un beau plateau régulier, le vent nous pousse jusqu’à près de 45km/h à plat, ce qui ne nous empêche pas d’être doublé par un criterium local à Penly.
Jusqu’à Criel-sur-Mer c’est d’une facilité déconcertante, mais viennent ensuite 2 brèves montées parmi les plus raides du parcours. La récompense est à la hauteur puisqu’on débouche en haut de la falaise du Tréport, le « but » de notre voyage en quelque-sorte.
Le village est une curieuse succession d’étroites rues parallèles blotties au pied de la falaise.
La vue s’étend sur le Tréport au premier plan, puis de l’autre côté de la rivière, dans le département de la Somme, la gare et Mers-les-Bains et ses falaises.
La descente du point de vue est assez raide dans le village.
Il y a un funiculaire qui perce la falaise pour atteindre son sommet.
Le vent sur la plage donne une ambiance tout-à-fait dramatique. Pour revenir en ville nous n’avons presque pas eu besoin de pédaler (par contre les quelques centaines de mètres avant la gare furent abominables !).
C’est ainsi que nous avons parcouru en 2 jours l’intégralité du littoral de la Seine-Maritime. La météo n’a pas été si terrible et la faible fréquentation de l’inter-saison a été très agréable avec des routes presque à nous tout seul.
Le parcours, cliquez sur l’image pour le voir en détail et le profil :
Le retour en train du Tréport prend 2h40, mais au moins il y a des trains directs le dimanche soir !






















Belle promenade ! Vous avez vu le soleil une fois pendant les deux jours ? On ne voit que des gros nuages noirs dans le ciel. Ce serait bien d’avoir les mêmes photos avec un beau soleil. Une bonne balade de printemps à programmer.
Par PND le 11 octobre 2011
à 10:59
Sur celle-là y’a un peu de soleil !
Certaines portions, notamment Fécamp-Etretat doivent être aussi géniales à pied. Notamment pour voir l’aiguille creuse qu’on devine à peine derrière l’arche.
Par darksysy le 11 octobre 2011
à 11:32
Oui du soleil sur la photo mais ça ne montre pas que vous étiez au soleil. Vous avez vu la lumière du soleil mais est-ce que vous avez-vu le soleil ?
Snif pas d’aiguille creuse. Un de mes livres préférés quand j’étais petit.
Par PND le 11 octobre 2011
à 14:32
Oui on a eu le soleil sur nous un petit moment, au moins 5 minutes !
Sinon quitte à rêver de stacks, tu peux viser plus grand… Impressionnant cailloux. Ce commentaire est sponsorisée par l’équipe de “J’aime la géologie”.
Par darksysy le 11 octobre 2011
à 17:52
J’achète l’île ! Ensuite je creuse une maison comme dans Minecraft. Je la renomme “Ile Géniale et Naturelle” avec un magnifique acronyme.
5 commentaires dans un post. Whaou record non ? Répond et ça fera six ensuite c’est tout pour moi.
Par PND le 11 octobre 2011
à 22:07
Ça manque un peu de “synclinal” et d’”anticlinal” pour être totalement sponsorisé par “J’aime la géologie”, mais comme je sais plus ce que ça veut dire (je dois même avouer n’avoir jamais essayé de savoir), je laisse passer.
Par G. le 12 octobre 2011
à 09:42